En plus des aspects techniques, il convient de clarifier la manière de produire les matières premières servant à fabriquer le biocarburant. Lors de la conférence-débat « Gazole issu de matières premières renouvelables – un pas vers des transports propres ? » qui s’est tenue à Berlin, Martina Fleckenstein du World Wildlife Fund For Nature (WWF) a déclaré : « Nous avons besoin d’un système international de certification de la production de biocarburants. Mais il est important pour cela que tous
les systèmes actuellement à l’étude ou qui existent déjà respectent les règles strictes du développement durable, et ce sur le plan écologique, social et économique ».
Toutes les parties prenantes reconnaissent que l’actuel test sur le terrain n’est qu’une première étape – prometteuse – vers un biocarburant efficace et durable. Le groupe pétrolier finlandais Neste Oil a fixé des critères très stricts concernant la production des matières premières pour que le gazole NExBTL mis en œuvre remplisse ces exigences écologiques élevées. « Nous connaissons l’origine exacte de nos matières premières ainsi que la manière dont elles sont produites et nous avons chargé des instituts indépendants d’effectuer des contrôles réguliers », précise Simo Honkanen, Vice-président senior développement durable et HSSE chez Neste Oil. « Nos fournisseurs sont contractuellement tenus de respecter les principes de la production durable. Nous garantissons de la même manière à nos clients que la production de notre carburant respecte à 100 % ces règles. Par ailleurs, Neste Oil s’est engagée à n’employer que de l’huile de palme certifiée dès qu’elle sera disponible en quantité suffisante, au plus tard d’ici fin 2015. »
Conjointement avec 23 instituts et universités du monde entier, Neste Oil s’engage en faveur de la recherche et du développement de toutes nouvelles matières premières servant à produire des carburants alternatifs, par exemple à partir d’algues, de microbes ou de déchets de bois.